Après neuf mois de négociations, un accord a été atteint ce mardi à l'aube sur le programme du gouvernement de coalition qui sera désormais dirigé par le chrétien-démocrate flamand Yves Leterme. Les trois partis francophones et les deux formations flamandes ont adopté les grandes lignes d'un programme politique sans, toutefois, aborder la question de la répartition des portefeuilles ministériels et celle, plus épineuse, de l'autonomie de la région flamande qui feront l'objet de discussions qui devraient aboutir d'ici la mi juillet. En somme, c'est bien un accord pour la gestion courante des affaires du pays qui a été trouvé, au prix de la mise à l'écart de la question fondamentale et à l'origine de la crise que connaît le pays depuis un an, celle de son organisation politique.
Le plus grand changement est peut-être, finalement, le retrait de la vie politique du Premier ministre sortant, le libéral flamand Guy Verhofstadt, pourtant au sommet de sa popularité. Après neuf ans à la tête du gouvernement, G. Verhofstadt a indiqué qu'il prendra une "année sabbatique" et n'exclut pas de se présenter à la députation européenne lors des élections de juin 2009.
La Libre Belgique titre "Un accord minimum. Et après?" après avoir fait sa une la veille avec "Leterme n'a pas la confiance des Belges". Pour Le Soir, "Leterme Ier évacue les points qui fâchent".
Yves Leterme tiendra aujourd'hui à 16h une conférence de presse pour préciser le projet gouvernemental et prendra officiellement ses fonctions jeudi.